Les 7 secondes, le power posing, les 93 % de non verbal : quatre conseils que l'on répète partout et qui ne tiennent pas. Ce qui reste ensuite est moins spectaculaire, et plus utile.
M'entraîner gratuitementVous avez relu vos réponses dix fois. Vous ne les avez jamais dites.
La première fois où vous vous entendez, c'est face au recruteur.
Une réponse déjà prononcée à voix haute, à quelqu'un qui relance, n'est plus une inconnue le jour J.
Nous ne promettons pas que cela vous fera embaucher. Cela n'a jamais été démontré, et nous ne l'inventerons pas.
C'est presque toujours le même mécanisme : vous devez dire, sous pression, des phrases que vous n'avez jamais prononcées.
Un manager vous appelle, il ne se lasse pas, et personne ne juge. Vous pouvez recommencer autant de fois que vous voulez. Deux minutes, gratuit, sans carte bancaire.
Passer mon entretien blanc gratuitElles se répètent partout. Cliquez pour voir ce que l'on en sait réellement.
Avoir déjà dit vos réponses à voix haute, à quelqu'un qui relance. Ce n'est pas une astuce, et cela ne garantit aucun poste. Cela évite simplement que la première fois soit le jour J.
Dire mes réponses une première foisIls ne suppriment pas le trac. Ils vous rendent la parole quand il s'installe.
« Laissez-moi trois secondes, je veux vous donner un exemple précis. » Une phrase préparée pour les moments où le vide arrive. Elle sonne mieux qu'un « euh » de six secondes.
Votre présentation, votre motivation, un exemple chiffré. Ce sont les trois qui reviennent. Prononcées une fois, elles ne sont plus des inconnues.
La différence entre le premier entretien blanc et le deuxième s'entend. Ce n'est pas une promesse d'embauche, c'est simplement l'effet de l'avoir déjà fait.
Neuf managers, chacun sa voix et son exigence. Un debrief noté sur 100 avec la transcription complète, pour relire ce que vous avez vraiment dit.
Passer mon entretien blanc gratuitCette affirmation circule partout et ne s'appuie sur aucune source identifiable. Elle est surtout contre-productive : elle vous fait croire que tout se joue avant que vous ayez ouvert la bouche, ce qui est le meilleur moyen de mal l'ouvrir.
Non. La fameuse règle 7 % / 38 % / 55 %, tirée des travaux de Mehrabian, est une généralisation abusive de ses expériences, qui portaient sur un cadre très étroit. Elle ne dit pas que le contenu de vos réponses ne compte que pour 7 %.
Sa propre autrice, Amy Cuddy, s'est publiquement désolidarisée des conclusions de l'étude en 2016. Prendre une posture de superhéros dans les toilettes avant l'entretien n'est pas une méthode validée.
Rien ne le démontre. La durée d'un entretien n'a pas d'effet établi sur son issue : un entretien court peut simplement signifier que le recruteur avait un créneau court.
Le fait d'avoir déjà dit vos réponses à voix haute, à quelqu'un qui relance. Nous ne prétendons pas que cela garantit un poste : aucune étude ne le prouve, et nous ne l'inventerons pas. Ce que cela change, c'est que la première fois où vous entendez votre propre réponse ne soit pas le jour J.