Le recruteur vérifie deux choses : que vous avez compris le poste, et que vous savez le relier à votre parcours. Voici la méthode et les pièges.
M'entraîner à cette questionPour répondre à « pourquoi ce poste », montrez deux choses : que vous avez compris ce que le poste demande, et ce qui, chez cette entreprise précisément, vous a décidé. Reliez-les à ce que vous avez déjà fait. Test simple : votre réponse doit devenir fausse si on remplace le nom de l'employeur.
Ce que le poste vous permet de faire, ce qui vous a décidé chez eux, et le lien avec votre parcours.
Dites ce que le poste vous permet de faire, concrètement. Pas des compliments génériques sur « le leader du secteur ».
Un projet, un produit, une actualité récente. Quelque chose de vrai ici et faux ailleurs, pas une phrase de page d'accueil.
Un lien net entre ce que le poste demande et ce que vous avez déjà fait. C'est le seul argument qu'aucun autre candidat ne peut copier.
« Votre entreprise est un leader du secteur, avec de belles valeurs, et je cherche un poste stimulant. »
Rien ici ne parle de ce poste précis. La phrase pourrait viser n'importe quel employeur du secteur.
« Le poste couvre la relation client et l'analyse des ventes, exactement ce que j'ai fait grandir dans mon dernier job. Votre ouverture récente sur le marché espagnol, où j'ai déjà travaillé, a fini de me décider. »
Le rôle et l'entreprise, tous les deux, reliés à un parcours réel.
Vous indiquez le poste et l'entreprise visés, un manager vous appelle et pose la question. Il relance si la réponse reste générique. Deux minutes, gratuit.
M'entraîner à répondre à voix hauteNe pas s'être renseigné sur l'entreprise est cité par 28 % des dirigeants d'une étude Robert Half parmi les comportements les plus rédhibitoires.
C'est la même question, vue du côté de l'entreprise. Couvrez les deux : ce que le poste vous permet de faire, et ce qui vous attire chez eux.
« Ce poste m'apporterait beaucoup » parle de vous, pas d'eux. Renversez la phrase : ce que vous apportez au poste, exemples à l'appui.
Neuf managers, chacun sa voix et son exigence. Un debrief noté sur 100 à la fin de l'appel, avec la transcription complète de ce que vous avez dit.
Passer mon entretien blanc gratuitIl vérifie deux choses : que vous avez compris ce que le poste demande, et que vous pouvez le relier à ce que vous avez déjà fait. Une réponse vague sur « les défis » ou « l'ambiance » ne répond pas à la question.
Faites le test du concurrent : si votre réponse fonctionnerait telle quelle pour une entreprise concurrente, elle ne dit rien de celle-ci. Une bonne réponse contient au moins un élément qui ne serait pas vrai ailleurs.
Oui. Dans une étude Robert Half menée auprès de plus de 300 dirigeants français, ne pas s'être renseigné sur l'entreprise est cité par 28 % d'entre eux parmi les comportements les plus rédhibitoires en entretien.
Presque. La première insiste sur le rôle, la seconde sur l'entreprise. Une réponse solide couvre les deux : ce que le poste vous permet de faire, et ce qui, chez eux précisément, vous a décidé à postuler.
Vous précisez le poste et l'entreprise visés avant l'appel, et le manager en tient compte. La question revient dans un contexte proche du vôtre, et il relance si la réponse reste générique. Deux minutes d'essai, gratuit, sans carte bancaire.
Reliez un élément précis, un projet, une actualité, une façon de travailler, à ce que vous cherchez. Répéter le slogan ou les chiffres du site prouve juste que vous les avez lus. Ce qui compte, c'est le lien avec vous.
Ne le formulez pas ainsi, mais ne mentez pas non plus. Trouvez ce qui, dans ce poste, correspond réellement à votre projet, et parlez de cela. Il y a presque toujours un angle sincère : une compétence à développer, un secteur, un type de mission.