« Deux minutes » est un repère, pas une règle : l'idée est de tenir en quelques phrases claires, sans lire, et de laisser le recruteur relancer. Voici la méthode et un exemple.
Se présenter en deux minutes, c'est tenir en quelques phrases claires, sans lire, puis laisser le recruteur relancer. Trois temps : ce que vous faites aujourd'hui, deux ou trois choix qui expliquent votre parcours, et pourquoi ce poste maintenant. Le recruteur a déjà lu votre CV : ne le relisez pas, racontez ce qu'il ne dit pas.
Se présenter, ce n'est pas relire son CV : c'est raconter ce que le document ne dit pas, en trois temps courts.
Une première phrase nette sur ce que vous faites, votre terrain.
Deux ou trois choix expliqués, pas une frise chronologique du bac jusqu'à aujourd'hui.
Pourquoi ce poste, à ce moment, avec une fin qui rend la main au recruteur.
« Alors, je ne sais pas trop par où commencer... j'ai fait un bac, puis une licence, puis un master, ensuite j'ai travaillé chez... »
Une frise chronologique récitée, sans point d'arrivée. Le recruteur décroche avant la fin.
« Aujourd'hui je gère la relation client d'une PME. J'y suis venu par le terrain, en commençant par la vente, ce qui m'a appris à écouter avant de proposer. Ce poste me permet de passer à un portefeuille plus large, et c'est exactement ce que je cherche. »
Trois temps, une fin qui rend la main.
Votre présentation se construit à partir de votre CV et de l'offre : les deux ou trois lignes qui répondent le mieux à ce qu'ils cherchent. Trois minutes, gratuit.
Créer ma page« Deux minutes » n'est pas une règle officielle. Le vrai repère : tenir sans lire de notes et laisser le recruteur relancer.
Il l'a sous les yeux. Racontez plutôt pourquoi ces choix, et pourquoi ce poste maintenant : ce que le document ne dit pas.
Une présentation apprise mot à mot s'entend et se brise à la première relance. Préparez la structure, pas les phrases.
Votre CV noté sur 100, chaque faiblesse rattachée à la ligne qui la porte, et les questions que votre parcours va provoquer en entretien.
Créer ma pageTrois temps d'égale longueur : où vous en êtes aujourd'hui, une réussite du passé qui prouve ce que vous savez faire, et ce que vous cherchez maintenant. Environ quarante secondes chacun, et vous vous arrêtez.
Non. Le recruteur l'a déjà lu : ce qu'il attend, c'est justement de voir ce que VOUS choisissez d'en garder. Une présentation qui déroule le CV dans l'ordre est le signe qu'on n'a pas préparé.
En regardant l'offre. Gardez les deux ou trois éléments de votre parcours qui répondent le mieux à ce qu'elle demande, et laissez le reste pour les relances. La comparaison entre votre CV et l'annonce fait apparaître ces éléments en quelques secondes.
Le prénom éventuellement, l'âge jamais : c'est une donnée sur laquelle le recruteur n'a même pas le droit de fonder sa décision. Entrez plutôt directement dans ce que vous faites.
Coupez le passé, jamais le futur. C'est la troisième partie — ce que vous cherchez et pourquoi ce poste — qui donne le sens de tout le reste. Un candidat qui s'arrête avant a raconté sa vie sans dire où il va.
Non, sauf la première phrase. C'est le démarrage qui bloque ; le reste vient tout seul si la structure est claire. Une présentation récitée s'entend dès la troisième seconde.