Question d'entretien

« Vos qualités et vos défauts ? »

Une question banale, un piège que presque tout le monde connaît sans l'éviter. On ne vous dira jamais de transformer un défaut en qualité : c'est exactement ce que le recruteur guette.

La réponse à ne pas donner

« Mon défaut, c'est que je suis un peu trop perfectionniste. »

Le recruteur entend, lui :

« Je n'ai pas envie de répondre à votre question. »

Le faux défaut est explicitement listé par les recruteurs parmi les réponses à éviter.

La réponse en bref

Pour « vos qualités et vos défauts », citez un défaut réel, dit sans détour, avec ce que vous faites concrètement pour le contenir. Ne transformez jamais un défaut en qualité : le faux défaut, comme « je suis trop perfectionniste », est ce que le recruteur guette. Pour les qualités, deux ou trois, chacune adossée à un exemple.

Faux défaut ou vrai défaut ?

Six réponses entendues en entretien. Cliquez pour voir ce que le recruteur en fait.

Reconnaître un faux défaut est facile. Repérer ceux de son CV, moins.

L'analyse pointe les qualités que vous affirmez sans les prouver. C'est exactement ce qu'un recruteur sanctionne.

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La question n'est pas piégée. La réponse habituelle l'est.

Le recruteur cherche si vous savez parler de vous sans esquiver.

Ce qui fait rater la question
  • Le faux défaut, cité parmi les réponses à éviter.
  • Transformer son défaut en qualité : la pirouette la plus repérée.
  • Citer un défaut qui disqualifie le poste visé.
  • Annoncer une qualité sans jamais l'illustrer.
Ce qui fait une bonne réponse
  • Un défaut réel, dit sans détour, sans mise en scène.
  • Ce que vous faites concrètement pour le contenir, aujourd'hui.
  • Une qualité adossée à un exemple concret.
  • Une réponse courte, qui laisse le recruteur relancer.

Votre réponse tient-elle sous relance ?

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Une note sur 100Cinq critères, et chaque faiblesse citée avec sa ligne.
Gratuit, sans carteLa note et les cinq sous-notes ne coûtent rien.
Vos phrases réécritesLigne par ligne, à garder ou à écarter. Vous décidez.
Questions fréquentes

Vos questions, nos réponses

Que cherche vraiment le recruteur ?

Le risque de vous embaucher. Il veut savoir ce qui pourrait mal se passer avec vous dans une équipe, et surtout si vous en avez conscience. Un candidat lucide sur ses limites est plus rassurant qu'un candidat sans aucune.

Pourquoi « je suis trop perfectionniste » ne marche pas ?

Parce que les recruteurs l'ont entendu mille fois et le comptent contre le candidat : c'est une qualité déguisée, donc une esquive. Le faux défaut est explicitement listé parmi les réponses à éviter dans les enquêtes menées auprès de recruteurs français.

Quels vrais défauts peut-on citer ?

Ceux qui sont réels, compatibles avec le poste, et accompagnés d'un mécanisme concret. Par exemple : j'ai du mal à déléguer, je dis oui trop vite et je me surcharge, je vais parfois trop vite et je saute des étapes, ou j'évite le conflit quitte à laisser traîner. Chacun se dit sans drame, s'il est suivi de ce que vous avez mis en place.

Combien de qualités faut-il annoncer ?

Deux ou trois, et chacune adossée à un fait. Une qualité annoncée sans preuve ne compte pas — c'est exactement ce qu'un recruteur sanctionne sur un CV, et c'est pareil à l'oral.

Comment relier ses qualités à son parcours ?

En cherchant dans votre CV la ligne qui la prouve. Si vous dites « rigoureux » et qu'aucune ligne de votre parcours ne le montre, la qualité ne tient pas. L'analyse de votre CV pointe justement ces affirmations non prouvées, une par une.

Peut-on refuser de répondre ?

Non, et une esquive coûte plus cher que le défaut lui-même. « Je n'en vois pas » se lit comme un manque de recul, jamais comme une absence de défaut.